DPE et audit énergétique : évolution du facteur de conversion de l’électricité depuis le 1er janvier 2026

Publié le : 23/02/2026 23 février févr. 02 2026

Depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) et de l’audit énergétique réglementaire intègre une nouvelle valeur du facteur de conversion de l’électricité en énergie primaire. Cette modification technique, en apparence discrète, produit des effets tangibles sur la classification énergétique des logements.

 

Une révision méthodologique aux effets concrets


Le DPE, opposable depuis 2021, repose sur une méthode conventionnelle intégrant la consommation d’énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre. Le facteur de conversion de l’électricité permet de traduire l’énergie finale consommée en énergie primaire, selon un coefficient réglementaire.

La révision entrée en vigueur en 2026 modifie cette pondération.

En pratique, les logements chauffés à l’électricité peuvent voir leur étiquette énergétique évoluer, indépendamment de tout travaux réalisés. Une habitation auparavant classée F pourrait, dans certains cas, accéder à une classe supérieure si la nouvelle valeur améliore le calcul de la consommation conventionnelle.



Cette adaptation s’applique également à l’audit énergétique obligatoire, notamment en cas de vente d’un logement classé E, F ou G au sens du Code de la construction et de l’habitation.

 

Des implications juridiques et patrimoniales significatives


La classification issue du DPE conditionne désormais l’accès au marché locatif, en raison de l’interdiction progressive de mise en location des logements énergivores. Elle influence aussi la valeur vénale du bien et l’éligibilité à certaines aides publiques.

Pour les propriétaires bailleurs, cette évolution réglementaire impose une vigilance accrue. Un bien précédemment qualifié de passoire énergétique pourrait bénéficier d’une appréciation plus favorable, modifiant la stratégie de travaux ou de cession.

À l’inverse, les professionnels de la transaction immobilière doivent s’assurer que les diagnostics produits postérieurement au 1er janvier 2026 appliquent la méthode actualisée. La sécurité juridique des ventes en dépend.

Cette réforme technique, intégrée au cadre normatif en vigueur en 2026, illustre la plasticité du droit de la performance énergétique. Elle rappelle que la conformité environnementale s’apprécie à l’aune de paramètres réglementaires susceptibles d’évolution.
 

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