Apport de la loi finances 2026 quant à la taxation des revenus de capitaux mobiliers (RCM)
Publié le :
18/03/2026
18
mars
mars
03
2026
La loi n° 2026-103 du 20 décembre 2026 (art. 126) modifie le régime d’imposition des revenus de capitaux mobiliers (RCM) et des plus-values mobilières en supprimant le caractère irrévocable de l’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Cette évolution met fin aux divergences entre la doctrine administrative et la jurisprudence du Conseil d’État, et introduit une souplesse bienvenue dans le choix du mode d’imposition.
Un régime jusqu’alors marqué par l’irrévocabilité de l’option
Les revenus de capitaux mobiliers et les plus-values de cession de valeurs mobilières sont, par principe, soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 12,8 % (hors prélèvements sociaux).
Toutefois, le contribuable peut opter, de manière expresse et globale, pour leur imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu lors du dépôt de sa déclaration annuelle, et au plus tard avant la date limite de déclaration.
Cette option présentait un caractère irrévocable.
Si l’administration admettait qu’elle puisse être exercée a posteriori dans certaines hypothèses (notamment dans le cadre du droit à l’erreur ou à l’occasion d’un contrôle), elle considérait qu’un contribuable ne pouvait pas revenir sur une option déjà exercée.
Le Conseil d’État a confirmé cette analyse en jugeant que l’option pour le barème progressif était irrévocable dès lors qu’elle avait été exercée, y compris dans le délai de réclamation (CE du 5 avril 2024, n° 490411).
Cette rigidité pouvait se révéler défavorable lorsque le contribuable constatait, après simulation ou rectification, que le barème progressif aboutissait à une imposition plus lourde que le PFU.
La suppression du caractère irrévocable à compter de l’IR 2026
L’article 126, I-3° de la loi de finances pour 2026 supprime, à l’article 200 A, 2 du CGI, le terme « irrévocable ».
Désormais, l’option pour le barème progressif n’est plus définitive : le contribuable peut y renoncer a posteriori, notamment dans le délai de réclamation, si ce choix s’avère finalement défavorable.
Cette modification met fin aux divergences entre la position administrative et la jurisprudence et sécurise la situation des contribuables comme de leurs conseils.
La mesure s’applique à l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2026 et des années suivantes.
En raison du report de l’entrée en vigueur des dispositions de la loi de finances pour 2026, l’option exercée en 2026 au titre des revenus 2025 demeure, en l’état actuel des textes, irrévocable.
Historique
-
PROCEDURE COLLECTIVE – La vente aux enchères autorisée par le juge-commissaire demeure une vente volontaire
Publié le : 18/03/2026 18 mars mars 03 2026Veille JuridiqueLa qualification d’une vente aux enchères en procédure collective n’est pas neutre. Elle conditionne notamment les voies de recours ouvertes aux tiers et, plus largement, l’intérêt à agir contre les décisions du juge-commissaire...
-
Apport de la loi finances 2026 quant à la taxation des revenus de capitaux mobiliers (RCM)
Publié le : 18/03/2026 18 mars mars 03 2026Brèves Juridiques / Droit de la famille et du patrimoineBrèves JuridiquesLa loi n° 2026-103 du 20 décembre 2026 (art. 126) modifie le régime d’imposition des revenus de capitaux mobiliers (RCM) et des plus-values mobiliè...
-
Comprendre les différences entre divorce par consentement mutuel et divorce contentieux
Publié le : 18/03/2026 18 mars mars 03 2026Brèves Juridiques / Droit de la familleBrèves JuridiquesDepuis la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2017 et la refonte du divorce contentieux applicable depuis le 1er janvier 2021, le droit du div...
-
Quand l’identité évolue : focus sur le changement de nom
Publié le : 18/03/2026 18 mars mars 03 2026Brèves Juridiques / Droit de la familleBrèves JuridiquesSymbole d’appartenance, marqueur familial et élément central de l’identité, le changement de nom de famille n’est jamais anodin. Volonté de rétabli...
