Congé supplémentaire de naissance : l’émergence d’un nouveau droit social à compter de juillet 2026
Publié le :
14/01/2026
14
janvier
janv.
01
2026
La politique familiale française s’enrichit d’un dispositif inédit avec la création du congé supplémentaire de naissance, destiné à renforcer la protection sociale des jeunes parents. Ce nouveau droit, issu de la loi de financement de la Sécurité sociale adoptée fin 2026, s’inscrit dans une dynamique de rééquilibrage entre vie professionnelle et vie familiale, tout en poursuivant un objectif d’égalité parentale.
Un congé autonome, cumulatif et indemnisé
Le congé supplémentaire de naissance constitue un droit distinct des congés existants, puisqu’il vient s’ajouter au congé de maternité, de paternité ou d’adoption, sans en modifier l’architecture juridique.
Le congé parental d’éducation quant à lui reste régi par ses règles propres.
La durée maximale du nouveau congé de naissance est fixée à deux mois par parent, et l’’indemnisation, assurée par la Sécurité sociale, repose sur un mécanisme dégressif : une prise en charge plus favorable au cours du premier mois (70% du salaire), puis réduite le deuxième mois (60%), étant précisé que le législateur a prévu une souplesse d’utilisation en autorisant une prise fractionnée afin de s’adapter aux contraintes professionnelles et familiales.
Conditions d’ouverture et calendrier d’application
Le bénéfice du congé est réservé aux parents d’enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026, y compris lorsque la naissance était attendue à cette date.
L’entrée en vigueur opérationnelle du dispositif est fixée au 1er juillet 2026, ce qui implique une période transitoire.
À titre exceptionnel, les parents concernés par une naissance ou une adoption intervenue entre janvier et mai 2026 disposeront d’un délai prolongé pour exercer ce droit, jusqu’à la fin de l’année 2026.
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