La saisie-attribution, un levier redoutable au service du recouvrement

Publié le : 18/03/2026 18 mars mars 03 2026

Lorsqu’un créancier dispose d’un titre exécutoire, la saisie-attribution est souvent l’instrument le plus incisif pour obtenir le paiement de la créance. Rapide, ciblée et d’une efficacité redoutable, elle permet d’appréhender immédiatement les sommes détenues par un tiers pour le compte du débiteur, le plus souvent un établissement bancaire.

 

Un mécanisme à effet immédiat


La saisie-attribution produit un effet attributif instantané. En effet, une fois signifié à la banque, les fonds disponibles sont bloqués à hauteur de la créance en principal, intérêts et frais. En général, le débiteur n’en a pas nécessairement connaissance au moment du gel des sommes.

En pratique, le commissaire de justice signifie l’acte de saisie au tiers saisi, puis le dénonce au débiteur dans un délai légal strict. Le débiteur dispose d’un délai d’un mois, à compter de la dénonciation, pour contester la saisie devant le juge de l’exécution. En l’absence de recours, les sommes deviennent définitivement acquises au créancier.

 

Un formalisme rigoureux et protecteur


La mise en place de la saisie-attribution répond à un formalisme précis. L’acte de saisie doit mentionner le titre exécutoire, le décompte détaillé des sommes réclamées et les voies de contestation ouvertes au débiteur. Toute irrégularité peut entraîner la nullité de la mesure.

En revanche, certaines sommes demeurent insaisissables. Ces sommes, regroupées sous la forme d’un « solde bancaire insaisissable », correspond au montant forfaitaire du revenu de solidarité active (RSA) et est laissé à la disposition du débiteur afin qu’il puisse subvenir à ses charges courantes et aux besoins de la vie quotidienne (paiement des factures, loyer, courses…).

 

Une stratégie d’exécution ciblée


Dans la pratique, la saisie-attribution s’inscrit dans une stratégie globale de recouvrement forcé. Elle suppose d’identifier les établissements teneurs de comptes et d’évaluer la solvabilité réelle du débiteur. Dans un contentieux commercial, par exemple, une saisie diligentée dès l’obtention du jugement peut neutraliser un risque d’organisation d’insolvabilité.

 

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